- Mécanique classique (mécanique de Newton) :
Conséquences de la Seconde loi de Newton : la mécanique de Newton est déterministe, notamment,
Dans un référentiel galiléen, si on considère un solide sur lequel ne s'applique aucune force (ou sur lequel s'appliquent des forces qui se compensent) le mouvement de son centre d'inertie est rectiligne et uniforme (le centre d'inertie du solide se déplace à vitesse constante en ligne DROITE). Ce résultat explique la "tendance" du centre d'inertie d'un objet terrestre (comme un véhicule sur une route recouverte de glace) à se déplacer en ligne droite en conservant sa vitesse, ces sont les forces extérieures s'appliquant sur l'objet qui font varier la vitesse (en valeur, direction ou sens) et courbent la trajectoire du centre d'inertie.
La seconde loi de Newton permet de déterminer des trajectoires et mouvements de nombreux systèmes (il faut connaître les conditions initiales du mouvement) : citons le cas de l'attraction gravitationnelle de deux corps dont l'un a une masse bien plus grande que l'autre, notamment le mouvement d'une planète du fait de l'attraction gravitationnelle du Soleil, ou le mouvement d'un astéroïde ou d'un satellite du fait de l'attraction gravitationnelle de la Terre (les trajectoires sont alors des coniques). Par exemple, l'image de gauche (en haut) représente trois trajectoires d'un corps M sous l'effet de l'attraction d'un second corps beaucoup plus massif : l'ellipse pour e < 1 (si e = 0, c'est un cercle), la parabole pour e = 1 ou l'hyperbole pour e > 1, (e est un paramètre appelé excentricité). Pour l'attraction de deux corps, on apprend que les planètes, confinées autour du Soleil, décrivent ainsi des ellipses dont un des foyers est occupé par le centre du Soleil, on connait aussi la position M du centre d'inertie de la planète à chaque instant (il faut disposer des conditions initiales du mouvement).
En réalité pour plus de précisions sur les mouvements il faut étudier des systèmes de plus de deux corps (au moins trois corps), les calculs et développements ainsi que les trajectoires peuvent alors devenir complexes (voir théorie du chaos, systèmes non intégrables, etc) : par exemple dans le système solaire la planète Jupiter qui est massive influence ainsi des mouvements d'astres autour du Soleil.
Donnons enfin le cas de la trajectoire de projectiles à la surface d'une planète sous l'effet de son champ de gravitation de valeur g à sa surface (par exemple la Terre où g = 9,8 ms-2), en négligeant l'effet des autres forces notamment celles exercées par l'atmosphère : la seconde loi de Newton donne une trajectoire qui est généralement une parabole, dans le cas de la chute libre sans vitesse initiale (image à gauche de la balle de tennis M) la trajectoire est un segment de droite et la distance parcourue depuis l'instant initial (balle immobile) est donnée par la formule h = 0,5.g.t2 ( t en secondes et h en mètres). La formule précédente ne dépend pas de la masse du système dont on étudie le mouvement : par exemple les centres d'inertie d'une plume et d'une bille de plomb ont le même mouvement à la surface de la Lune notamment parce que la seule cause du mouvement est l'attraction gravitationnelle de la Lune. Lorsque les effets de l'atmosphère sur le mouvement du système ne sont plus négligeables les résultats sont différents, on observe par exemple des vitesses limites (la vitesse parfois reste presque constante), des trajectoires non planes : chute d'une feuille d'arbre, objet (plume, planeur) qui plane, ....
On peut définir l'énergie mécanique de certains systèmes : c'est la somme de deux types d'énergies, l'énergie cinétique (due aux vitesses du système) et l'énergie potentielle (qui dérive de forces particulières s'appliquant sur le système) ; on montre alors que l'énergie mécanique varie en fonction de certains types d'échanges et que lorsque ces échanges sont nuls l'énergie mécanique se conserve. Par exemple l'énergie mécanique des systèmes M de l'image de gauche se conserve.