4) Cas de cristaux (métaux, semi-conducteurs, quartz, etc)
En physique quantique, dans le cas des cristaux (métaux, semi-conducteurs, quartz, etc.), la fonction d'onde ψ solution de l'équation de Schrödinger concerne le système dans sa globalité c'est à dire toutes les particules du cristal (noyaux et électrons qui sont intriqués) : l’équation de Schrödinger du cristal ne peut pas être résolue analytiquement de manière rigoureuse. On utilise donc des approximations pour approcher la fonction d'onde ψ du cristal :
-les noyaux du cristal et leurs mouvements sont décrits par des fonctions d'ondes ce qui conduit à l'étude des vibrations de ces noyaux (phénomènes liés à des échanges d'énergie et fréquences caractéristiques : transferts thermiques, photons, acoustique, etc),
-pour les électrons on trouve des orbitales moléculaires qui peuvent être délocalisées à l’échelle du cristal, ces O.M. sont utiles pour approcher la fonction d'onde décrivant les élecrons du cristal, ces électrons étant indiscernables.
L'ORDRE périodique, les symétries du réseau cristallin et le très grand nombre de particules jouent un rôle fondamental dans la description quantique de ces systèmes. Cette périodicité spatiale impose des contraintes mathématiques sur les solutions de l’équation de Schrödinger, ce qui conduit à des propriétés collectives spécifiques qui n’existent pas pour des atomes isolés.
La physique quantique montre alors que l’énergie des électrons est quantifiée, dans le cas de métaux, semi-conducteurs ou isolants on ne trouve pas des niveaux discrets isolés mais des niveaux parfois très proches et formant des bandes d’énergie permises, séparées par des bandes d’énergie interdites (ou gaps). Ces bandes résultent de l’interaction des électrons avec le potentiel périodique (ordre) créé par le réseau d’éléments chimiques du cristal.
Cette théorie des bandes permet d’interpréter et de comprendre de nombreuses propriétés physiques et chimiques de matériaux cristallins :
– conduction électrique de métaux, semi-conducteurs et isolants,
– propriétés optiques (transparence, absorption, couleur),
– nature des liaisons chimiques et les énergies de cohésion,
– ainsi que de nombreux autres phénomènes liés au comportement collectif des électrons dans la matière solide.
En revanche, dans un isolant ionique classique (sel de cuisine par exemple) à température ambiante, il est souvent pertinent de décrire le système de manière quasi-classique comme un réseau périodique d'ions exerçant entre eux des interactions électriques.